Carnets d’aventures : Les voy de Paris dans le Doubs, à la recherche du Lison

Cet été, l’équipe de chefs et cheftaines de Paris ont emmené un groupe de voyageurs et voyageuses à l’aventure, au cœur du Doubs. Un camp d’été ambitieux, riche en découvertes, défis, jeux, vie collective et souvenirs joyeux.

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Le début de l’aventure

Cette année, le camp a réuni trois groupes locaux – Paris, Caen et Lille – soit une grosse vingtaine de jeunes, encadrés par six chefs et cheftaines. Avant même le grand départ, trois jours de pré-camp ont permis aux chefs et cheftaines de faire connaissance, d’installer le camp et une certaine complicité entre eux. Pour la logistique, les parents ont largement participé : certains ont accompagné les jeunes jusqu’à Paris, d’autres sont même venus jusqu’à la gare la proche de Villeneuve-d’Amont.

Une arrivée imprévue

Le lieu de camp initialement prévu ayant été annulé, le groupe a finalement été accueilli par Laura, une hôte extraordinaire dans sa grande ferme quasi-autonome. Animaux, potager, scierie et même un système ingénieux de récupération d’eau : un véritable terrain de découvertes pour les jeunes ! Le hasard s’est transformé en incroyable opportunité : Laura a ouvert ses portes avec générosité et curiosité, offrant un cadre unique pour le camp.

Installer le camp

Impossible de trouver des perches en amont du camp pour construire les installations… mais qu’à cela ne tienne ! Les chefs cheftaines et les jeunes se sont accomodés de ce qu’ils ont trouvé sur place. Grâce à la scierie de Laura, même la sciure était « made in Doubs ». Un défi relevé.

Former des sizaines

Les sizaines (groupes de 6) ont été créées en mélangeant groupes locaux, âges et amitiés, afin de favoriser la cohésion. Chaque jour, une sizaine découvrait le service à la ferme : deux heures aux côtés de Laura à la ferme. Plus qu’une tâche, c’était une expérience joyeuse très attendue par les jeunes.

Un imaginaire microscopique

Le camp a pris vie à travers un imaginaire inspiré du film 1001 Pattes. Jeux de rôle, histoires et animations ont plongé les jeunes dans la vie miniature des insectes tout au long de leur camp.

Le « temps qualité » des Voy

Un moment typique de la pédagogie voyageuses voyageurs : le temps qualité.
Après un temps spirituel (activité méditative) sur les qualités humaines à développer (altruisme, courage, écoute…), chaque jeune a choisi un élément (eau, feu, terre, air, espace) et une qualité personnelle à travailler durant le camp. Les après-midis ont été rythmés par des ateliers, jeux ou aménagements du camp en lien avec ces qualités, proposés par les jeunes eux-mêmes. Un groupe de grands a même créé un jeu sur les émotions pertinent pour tout le camp !
Le soir venu, la remise des rubans qualité a offert des instants solennels et touchants, entre chants, prises de parole et fierté partagée.

L’exploration : à la découverte du Lison

Le grand moment d’aventure : l’exploration vers la source du Lison, cascade impressionnante et visite de sa grotte mystérieuse. Un lieu doté d’une atmosphère spéciale. Trois groupes de marche adaptés au niveau de chacun ont parcouru plus de 20 km, traversant différents univers naturels : champs, forêts et rivières. Un exploit bien vécu par les jeunes ! Cette aventure a été ponctuée par un temps spirituel, les pieds dans l’eau, près de la cascade autour du thème des sens. Un moment suspendu, rempli d’émotion et de paix intérieure.

Une dernière expérience inoubliable pour les plus grands

Avec beaucoup de grands voyageurs (11 ans), le camp a été pensé comme un souvenir mémorable avant leur passage chez les vaillantes vaillants. Ambitieux et riche en découvertes, il leur a permis de se dépasser et de créer des souvenirs forts avant ce grand passage dans la tranche d’âge suivante.

Fêtes, saveurs et remerciements

La fin du camp a été marquée par un repas trappeur aux saveurs locales : le comté fabriqué avec le lait des vaches de Laura. Qu’ils ont bien évidemment convié à cet évènement savoureux. Les jeunes avaient préparé des chants et des pancartes en l’honneur de leur hôte, un moment plein de gratitude et d’affection.
Avant de repartir, les jeunes ont même fait un arrêt par la coopérative agricole pour rapporter chacun un morceau de comté en souvenir. Quelle fierté d’avoir contribué à une exploitation qui créé du bon fromage !

Les cérémonies : promesses et passages

Impossible d’imaginer un camp voyageuses voyageurs sans la cérémonie des promesses : les jeunes volontaires ont choisi un coin du camp à aménager joliment pour ce temps symbolique. Ce fut une réussite. On a même entendu dire que certains chefs cheftaines ont aussi prononcé leur promesse ce soir là !
Puis est venue la cérémonie de passage des plus grands vers la tranche d’âge suivante : un parcours dans la forêt, des moments de partages de souvenirs, un chemin dans le noir accompagné de bougies scintillantes au sol, et des torches fabriquées dans la journée pour les accueillir dans leur dernier cercle voyageurs… En pleine nuit, un à un, dans une atmosphère magique et solennelle, ils vécurent un temps fort, gravé dans leurs cœurs.

Dernier bilan pour les adultes

Pour clore l’aventure, l’équipe de direction a partagé son bilan dans le restaurant d’un parent du camp. L’occasion de savourer le chemin parcouru, d’échanger sur les réussites et les améliorables. Un temps administratif des plus savoureux.